
Le constat
Un désert qui avance, une ville qui a besoin d’ombre
Sols appauvris, arbres qui disparaissent, chaleur qui s’intensifie : autour de Niamey, les signes de la désertification sont visibles à l’œil nu.
Le Niger est l’un des pays les plus exposés à la désertification. La plus grande partie de son territoire est désertique, et les terres cultivables se concentrent dans le sud, autour du fleuve et de la capitale.
La désertification n’est pas une dune qui avance d’un seul bloc. C’est une dégradation lente des sols, sous l’effet combiné du climat et des activités humaines : coupe du bois, surpâturage, pluies violentes concentrées sur quelques mois. Un sol nu chauffe, durcit, puis ruisselle à la première pluie au lieu d’absorber l’eau.

01
L’avancée du sable sur les terres cultivables
Autour de Niamey, le sable gagne du terrain sur les parcelles agricoles chaque saison sèche. Sans couverture végétale, la terre fertile est emportée par le vent et par les orages, les rendements baissent et les familles doivent cultiver toujours plus loin.

02
Des villages exposés, peu d’arbres pour les protéger
Les arbres qui subsistent sont dispersés et vieillissants. Ils sont coupés pour la cuisine ou la construction plus vite qu’ils ne se renouvellent. Reconstituer un maillage d’arbres, c’est freiner le vent, retenir l’humidité du sol et offrir de l’ombre aux hommes comme aux bêtes.

03
Une capitale qui manque d’ombre
En avril et en mai, les températures dépassent souvent 40 °C à Niamey. Dans les rues sans arbres, le béton et la tôle accumulent la chaleur. Un arbre au bord d’une rue, c’est de l’ombre pour les passants, les vendeurs et les enfants qui rentrent de l’école.
3 à 4
mois de pluie par an, en moyenne
40 °C+
en avril et mai, les mois les plus chauds
11
pays engagés au lancement de la Grande Muraille Verte
3
ans pour qu’un jeune arbre tienne seul
La Grande Muraille Verte, et le rôle des initiatives locales
Lancée par l’Union africaine, la Grande Muraille Verte vise à restaurer les terres dégradées sur toute la largeur du Sahel, du Sénégal à Djibouti. Le Niger fait partie des pays engagés depuis le début.
Les leçons tirées de ce grand programme rejoignent ce que nous observons sur le terrain :
- planter ne suffit pas, il faut suivre les arbres pendant plusieurs années ;
- les essences locales réussissent mieux que les espèces importées ;
- rien ne tient sans l’implication des habitants.
Watourey Douma n’a pas la taille de ces programmes. Mais la lutte contre la désertification se joue aussi à l’échelle d’un champ, d’une rue ou d’un quartier. C’est là que nous agissons.
Que pouvons-nous faire ?
Découvrez notre méthode, ou soutenez directement la reprise de nos plantations.