Notre pépinière de 2022 tenait dans une cour. Elle avait parfaitement rempli son rôle pour une première année, mais pour atteindre nos objectifs de 2023, elle devait au moins doubler de taille.
Depuis février, nous avons donc consacré une bonne partie de nos samedis à cet agrandissement.
Trouver de la place
Première étape : trouver de l’espace supplémentaire. La famille qui nous accueille depuis le début a accepté de nous laisser utiliser une partie plus grande de sa cour. Un voisin nous a également prêté un terrain attenant, jusqu’ici inutilisé.
Nous leur sommes très reconnaissants. Sans ces gestes de confiance, l’association ne pourrait tout simplement pas fonctionner.
Construire une deuxième ombrière
Les jeunes plants ont besoin d’ombre, surtout pendant les mois les plus chauds. Nous avons donc construit une deuxième ombrière, faite de piquets de bois et de nattes tressées.
Le chantier a pris deux samedis. Il a fallu planter les piquets bien droits, tendre les fils, fixer les nattes. Un bénévole menuisier nous a guidés pour que la structure résiste au vent, qui peut être violent en fin de saison sèche.
Remplir des milliers de sachets
Une dizaine de bénévoles se sont ensuite relayés pendant plusieurs samedis pour remplir les sachets de terre, semer et étiqueter chaque rangée par essence.
Nous avons amélioré notre mélange de terre cette année, en ajoutant davantage de fumier bien décomposé. Les cultivateurs voisins nous ont conseillés sur les proportions.
Le remplissage des sachets est devenu un moment convivial. On discute, on écoute de la musique, on partage le thé. Plusieurs nouveaux bénévoles ont découvert l’association à cette occasion.
Une organisation plus solide
L’an dernier, l’arrosage reposait sur trop peu de personnes. Cette année, nous avons mis en place :
- un planning d’arrosage partagé entre plusieurs bénévoles, affiché sur place ;
- un registre où l’on note les semis, les germinations et les pertes ;
- un coin réservé aux plants fragiles, plus ombragé et arrosé plus souvent ;
- un stock de bidons et d’arrosoirs pour ne jamais manquer de matériel.
Le registre est particulièrement utile. Il nous permet de savoir précisément combien de plants de chaque essence seront disponibles en juillet, et d’organiser les sessions en conséquence.
Plus d’essences locales
Comme prévu, nous avons augmenté la part des essences locales. Les gaos et les acacias occupent désormais une place beaucoup plus importante qu’en 2022. Nous avons aussi semé des jujubiers pour la première fois, à la demande de plusieurs cultivateurs.
Où en sommes-nous ?
Mi-mai, la pépinière compte plusieurs milliers de sachets, dont une bonne partie a déjà germé. Le neem et le moringa poussent vite, comme toujours. Le gao et le baobab prennent leur temps.
Les enfants de la maison continuent de compter les pousses chaque soir. Ils sont désormais aidés par d’autres enfants du quartier, qui viennent régulièrement donner un coup de main pour l’arrosage.
La suite
Il reste deux mois avant les premières plantations. En juin, nous préparerons les demi-lunes sur les nouveaux sites. Les plants seront prêts.
Si vous voulez voir la pépinière ou participer à un arrosage, écrivez-nous.



