Les pluies se font plus rares. Les dernières averses sont tombées il y a plusieurs jours, et le sol commence déjà à sécher en surface. La saison de plantation 2022 se termine, et c’est le moment de faire les comptes.
Les chiffres
- 1 200 arbres plantés ;
- 11 sessions de plantation ;
- 3 sites en périphérie de Niamey ;
- plus de 60 bénévoles mobilisés au moins une fois ;
- une quinzaine de familles référentes.
Quand nous avons créé l’association en janvier, nous n’osions pas imaginer de tels chiffres. Nous espérions planter quelques centaines d’arbres. Nous en avons planté plus du double.
La répartition des essences
Les neems représentent environ un tiers des arbres plantés, suivis par les acacias, les moringas et les gaos. Nous avons aussi planté une poignée de baobabs, à des endroits choisis avec les habitants.
Cette répartition reflète à la fois ce que la pépinière a produit et ce que les familles ont demandé. L’an prochain, nous voudrions augmenter la part des essences locales, en particulier le gao.
Ce qui a bien fonctionné
La préparation du sol. Les demi-lunes et le zaï ont fait une vraie différence. Les plants installés dans ces aménagements sont nettement plus vigoureux que ceux plantés directement dans le sol.
Les chefs de groupe. Depuis que chaque équipe a son responsable, les sessions sont plus efficaces et plus agréables.
Les familles référentes. Elles ont joué le jeu au-delà de nos attentes. Plusieurs d’entre elles nous ont déjà demandé si elles pourraient suivre plus d’arbres l’an prochain.
L’ambiance. Ce n’est pas un indicateur chiffrable, mais il compte. Les sessions sont devenues des moments de rencontre, où des personnes qui ne se connaissaient pas travaillent ensemble.
Ce qui reste à améliorer
Le transport des plants. C’est notre principal point faible. Trop de trajets, trop de plants abîmés en route. Les sachets se déchirent, les tiges se cassent. Nous chercherons des solutions pour 2023, peut-être avec des caisses adaptées.
L’organisation des inscriptions. Certaines sessions ont accueilli trop de monde, d’autres pas assez. Il faudra mieux anticiper le nombre de participants.
La documentation. Nous n’avons pas toujours noté précisément où chaque essence a été plantée. Pour le suivi, ce sera un handicap.
Merci
Ce bilan est d’abord celui des bénévoles. Ils sont venus à l’aube, parfois sous l’orage, souvent dans la boue. Ils ont creusé, porté, planté, arrosé. Sans eux, il n’y aurait rien à raconter.
Merci aussi aux familles qui nous ont accueillis, à celle qui nous prête sa cour pour la pépinière, et aux cultivateurs qui nous ont transmis leurs savoir-faire.
Le vrai bilan est à venir
Il faut le dire clairement : ces 1 200 arbres ne sont qu’une promesse. Le vrai bilan se fera dans un an. Combien auront survécu à la saison sèche ? Combien seront encore debout dans trois ans ?
Nous allons maintenant consacrer nos efforts au suivi. Visites régulières, soutien aux familles référentes, comptages. Et nous vous donnerons les résultats, quels qu’ils soient. C’est un engagement que nous avons pris dès le départ.



