Watourey Douma veut dire « planter des arbres » en zarma. Nous avons choisi ce nom parce qu’il dit exactement ce que nous faisons, sans détour, et parce qu’il se comprend dans les quartiers de Niamey comme dans les villages alentour. Pas de sigle compliqué, pas de slogan : une action, tout simplement.
L’association est née d’un constat partagé entre amis et voisins. Chaque année, la poussière arrive plus tôt. Les arbres se font plus rares au bord des routes. Les champs autour de la ville s’appauvrissent, et les anciens racontent des paysages qu’on ne reconnaît plus. Tout le monde en parle, souvent avec fatalisme. Nous avons voulu passer de la discussion à l’action.
D’une conversation à un projet
Tout a commencé autour d’un thé, à la fin de l’année 2021. Quelques personnes, de professions et d’âges différents, se sont rendu compte qu’elles se posaient les mêmes questions : que peut-on faire, concrètement, quand on n’est ni une grande organisation ni une administration ? Faut-il attendre que d’autres agissent ?
La réponse est venue assez vite : on peut planter. Planter n’exige pas de gros moyens. Cela demande surtout de l’organisation, de la constance et des bras. Et des bras, il y en a dans chaque quartier.
Une idée simple, un engagement long
Planter un arbre prend une heure. Le faire vivre prend trois ans. C’est la phrase que nous répétons le plus souvent, parce qu’elle résume tout. Beaucoup de campagnes de plantation affichent de très grands chiffres, mais combien de ces arbres sont encore debout quelques années plus tard ?
Nous avons décidé dès le départ de ne pas compter seulement les arbres mis en terre, mais aussi ceux qui survivent. C’est plus exigeant, et parfois moins flatteur. Mais c’est la seule façon honnête de mesurer ce que nous faisons.
Nos trois principes
Notre méthode repose sur trois principes simples :
- planter des essences locales, adaptées au climat sahélien et connues des habitants ;
- planter avec les habitants, jamais à leur place ;
- confier le suivi de chaque groupe d’arbres à une famille du quartier.
Le troisième point est sans doute le plus important. Un arbre sans gardien est un arbre en danger. Pendant la saison sèche, il a besoin d’eau, de protection contre les animaux et d’une attention régulière. Seules les personnes qui vivent à côté peuvent lui apporter cela.
Ce que nous ne sommes pas
Nous ne sommes pas des experts en foresterie, même si nous apprenons beaucoup. Nous ne prétendons pas résoudre seuls la désertification, qui est un phénomène immense. Nous ne sommes pas financés par de grandes institutions.
Nous sommes une association de quartier, portée par des bénévoles, qui veut montrer qu’à l’échelle locale, il est possible d’agir utilement.
Et maintenant ?
Les prochains mois seront consacrés à la préparation. Il faut trouver des sites où planter, en accord avec les habitants et les autorités locales. Il faut monter une petite pépinière pour produire nos propres plants. Il faut réunir les premiers bénévoles et organiser les équipes.
Les plantations commenceront avec les pluies, en juillet. D’ici là, nous aurons beaucoup à apprendre.
Ce que vous trouverez ici
Ce blog racontera tout : les réussites comme les difficultés, les bonnes surprises comme les erreurs. Nous y parlerons d’arbres, de sols, de pluie et de chaleur, mais surtout des personnes qui rendent ce projet possible.
Si vous habitez Niamey et que l’idée vous parle, écrivez-nous. Il y aura de la place pour tout le monde.
Bienvenue à vous.



